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La Compagnie des Animaux
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Qu'est ce que la Rhinopneumonie du cheval ?
Qu'est ce que la Rhinopneumonie du cheval ?
- La rhinopneumonie est une des grandes maladies des chevaux.
- Elle est due à deux virus de type herpès : EHV-1 et EHV-2.
- Cette maladie s’exprime sous trois formes différentes : respiratoire, abortive et nerveuse.
- La forme nerveuse est la plus grave et peut être mortelle.
- Il existe des vaccins.
SOMMAIRE
La Rhinopneumonie équine est l’une des grandes maladies des chevaux, elle est due à deux virus Herpes, le EHV 1 et le EHV 2. Elle engendre 3 formes de maladie : respiratoire, abortive, nerveuse. Elle recircule régulièrement et il est important de la connaître.
Qu’est-ce que la Rhinopneumonie chez le cheval ?
C’est une maladie virale, causée par un virus de type Herpès, d’où les noms de EHV4 : Equine Herpès Virus de type 4, et EHV1 : Equine Herpès Virus de Type 1.
Regroupée le plus souvent avec la grippe équine sous l’appellation de « viroses respiratoires », la Rhinopneumonie provoque pourtant 3 formes de maladies différentes :
- La forme respiratoire, le plus souvent due à EHV4, mais pouvant aussi être provoquée par EHV1.
- La forme abortive (provoquant des avortements en fin de gestation chez les juments), due à EHV1.
- La forme neurologique, de loin la plus grave, due à EHV1.
Tout le problème, avec les virus Herpès, c’est leur capacité à rester « masqués » sans provoquer de symptômes, on parle de portage latent.
Ils restent en dormance et se réveillent lors d’une modification du fonctionnement immunitaire, stress, fatigue, transport, maladie, etc …
Comme le savent tous ceux qui ont des poussées d’herpès buccal lors d’un stress ou d’une fatigue. On considère que plus de 70 % des cheptels équins voient circuler le virus.
Lorsque celui-ci apparait, la contagiosité est très importante, il passe par les éternuements (aérosol) à plus de 5 mètres, et peut être transporté par les mains, le matériel, les supports inertes comme les camions ou autres.
L’incubation, c'est-à-dire la période entre laquelle le cheval contracte la maladie, et l’expression de symptômes, est très variable, elle peut aller de 2 à 14 jours, et nécessite donc une surveillance longue des chevaux exposés.
Quels sont les symptômes de la rhinopneumonie du cheval ?
Forme respiratoire :
C’est le plus souvent un syndrome grippal, avec fièvre, jetage (écoulement nasal), larmoiements, éternuements et ébrouements, parfois toux sèche, appareil respiratoire atteint, fatigue, perte d’appétit, lorsque les symptômes sont marqués.
Parfois les symptômes sont bien plus frustes, plus discrets, comme une grippe mais plus bénigne, surtout chez les chevaux vaccinés.

Forme abortive :
Le plus souvent due à EHV1, mais parfois aussi à EHV4, l’avortement se produit généralement en fin de gestation, sans signes avant-coureurs. Le poulain expulsé est mort-né, et cet avorton est très contagieux. S’il survit c’est souvent deux à trois jours, et ce poulain est également une source de contagion pour tout l’effectif.
Forme neurologique :
C’est une myéloencéphalite. Il est le plus souvent cité une fièvre, ce qui amène à surveiller la température des chevaux exposés deux à quatre fois par jour.
Les symptômes neurologiques sont dus à la privation d’oxygène des neurones (ischémie due à l’atteinte de la paroi des vaisseaux sanguins). Ces signes sont très variables d’un individu à l’autre : incontinence urinaire, difficultés à déféquer, incoordination motrice, ataxie, difficulté à se coucher, difficulté à se relever, etc …
Toutes les atteintes nerveuses sont observées, et un cheval qui ne peut se relever meurt rapidement, sauf à être l’objet de soins intensifs.

Atteinte neurologique et chutes (source RESPE)
Quels diagnostics et traitements pour la rhinopneumonie du cheval ?
La 1ère orientation est bien sûr clinique, en fonction des symptômes observés et de la contagiosité.
Le diagnostic de certitude est fait en laboratoire, par écouvillonnage pharyngé et prise de sang.
Le résultat du labo donne les cas positifs, c'est-à-dire les chevaux qui portent le virus dans leur organisme, mais ce peut être un portage latent, et dans ce cas les chevaux ne sont pas malades cliniquement. C’est comme toujours l’observation des signes cliniques qui prime pour poser le diagnostic.
Il n’y a pas de traitement spécifique contre la Rhinopneumonie, le traitement est dit symptomatique, on lutte contre les symptômes que l’on observe :
- Faire baisser la fièvre ;
- Lutter contre la toux ;
- Diminuer la douleur ;
- Stimuler l’appétit ;
- Perfuser en cas de déshydratation ;
- Maintenir les grands appareils vitaux en état de fonctionnement.
Prévention de la rhinopneumonie du cheval
Il existe un vaccin qui combine les souches EHV1 et EHV4, mais comme il n’est pas obligatoire, il est dommage que tous les chevaux ne soient pas vaccinés.

Il n’est pas efficace à 100%, et notamment pas contre la forme nerveuse, mais il faut raisonner en termes d’effectif, et non d’individu. La vaccination, à la même date, donc permettant d’avoir une immunité de groupe, permet de limiter la circulation du virus, et diminue son excrétion par les porteurs latents.
La vaccination passe par une primo vaccination en 2 injections à quelques semaines d’intervalle, puis des rappels tous les 6 mois sont fortement recommandés.
Gestion d’une crise de rhinopneumonie
Les chevaux sont confinés à l’endroit où ils sont malades, et ailleurs où la maladie a été transportée.
Ils sont soignés et surveillés sur place, en quarantaine, isolés totalement du reste de l’effectif, comme les humains qui s’en occupent.
Les recommandations sont les suivantes en cas de risque :
- Isoler les chevaux suspects (box sans contact autour) ;
- Suivi température 2 fois par jour ;
- En cas de signes cliniques (fièvre, toux, jetage, atteinte neurologique, œdème, etc …) prévenir votre vétérinaire ;
- Faire réaliser des tests ;
- Mettre en place : isolement strict (avec pédiluve), nettoyage, désinfection, vide sanitaire, marche en avant (= commencer les soins par les chevaux sains).
Pour la vaccination :
- Vaccination d’urgence des animaux déjà vaccinés (rappel vaccinal), en bonne santé, dont le rappel remonte à plus de 6 mois ET n’ayant pas été en contact avec des foyers avérés ou suspects.
- Vaccination d’urgence des animaux non vaccinés et non exposés (n’ayant pas été en contact avec des foyers avérés ou suspects); cependant, la vaccination n’aura un effet protecteur que dans les 1 à 3 semaines qui suivront la seconde injection de vaccin (soit 4 à 6 semaines après la première injection).
- Pour les chevaux exposés : La vaccination est déconseillée car inutile à ce stade de la maladie, ne pouvant prévenir l'infection qui a déjà eu lieu.
En conclusion, il est important de connaître et de suspecter cette maladie lors de symptômes que nous avons décrits. Pour toutes les personnes s’occupant de chevaux il est important de suivre le site internet du RESPE (Réseau d’Epidémio Surveillance en Pathologies Equines) qui indique tous les cas signalés des grandes maladies des chevaux, dont la Rhinopneumonie.
Le conseil du vétérinaire
- Mettre en place un plan de vaccination raisonné avec votre vétérinaire pour tout votre effectif.
- Savoir qu’il existe des chevaux « porteurs sains », que l’on peut diagnostiquer avec un test sanguin.
- Savoir que le vaccin n’est pas efficace à 100 % mais qu’il protège l’effectif en cas d’épidémie.
- En cas d’atteinte de votre effectif suivre strictement les consignes de votre vétérinaire.

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