La DERE est malheureusement assez fréquente, et pas toujours diagnostiquée en tant que telle. Elle est une source d’inconfort pour les équidés qui en sont atteints, voir de souffrance aux stades les plus graves. Elle est due aux piqûres de moucherons du genre Culicoïdes.

Qu’est-ce que la DERE ? ( = Dermatite Estivale Récidivante Equine) 

La DERE est une dermite, mais une maladie particulière car à composante « allergique » (plutôt une hypersensibilité).

Le mot « Dermite » est construit sur « derme », donc la peau, et du suffixe « ite » qui signifie inflammation. Les dermites sont donc des inflammations de la peau.

Dire « c’est une dermite » ne présume en rien de sa cause, et ce qui est évidemment important, c’est de connaître la cause, pour pouvoir, si possible, soigner la cause. Mais soigner les conséquences est également très important, en particulier pour le confort du cheval, et éviter les aggravations.

La DERE a de nombreuses dénominations courantes : gale d’été, gratte, ardeurs

C’est une maladie « allergique » (préférer le terme « intolérance » ou « hypersensibilité », plus justes scientifiquement, car le dérèglement immunitaire n’est pas le même qu’en médecine humaine). Le cheval atteint est devenu hypersensible aux protéines contenues dans la salive injectée (même en très faible quantité) par des insectes (moucherons du genre Culicoïdes) lors de leur piqure.

La réaction immunitaire n’est pas liée aux nombres de piqures et à la quantité de protéines injectées, 10 ou 100 c’est la même réaction.

Les lésions les plus fréquentes concernent la crinière, la base de la queue, la ligne du dos, allant de papules et de crins hirsutes à de véritables plaies de grattage surinfectées (appel du vétérinaire avant d’en arriver là).

Une fois installée, la maladie est difficile à soigner, et nécessite parfois l’intervention du vétérinaire et des médicaments appropriés. La prévention est essentielle. De nombreuses mesures limitant les populations de moucherons et protégeant les chevaux existent, mais s’il ne faut citer qu’une routine, c’est de rentrer ces chevaux là au box avant la tombée du jour, et de ne les sortir qu’au jour levé (les culicoïdes vivent à l’extérieur et pullulent en début et surtout en fin de journée).

Les lésions typiques concernent l’encolure et la queue, pouvant être très abimées par les démangeaisons, la peau est indurée (épaissie, dure, elle perd sa souplesse), forme des bourrelets et des zones de dépilation.

Elles peuvent concerner d’autres zones, comme la tête par exemple. (voir photo ci-dessous).


Coll personnelle Marina Joosten Dupon


Coll personnelle Marina Joosten Dupon

Pour plus d’informations lire l’article : "La dermite estivale".* (source : Equipedia.ifce.fr)

Quels sont les « petits soins » que vous pouvez utiliser ?

1. Par voie externe, donc sur les lésions cutanées De nombreux produits existent. Ce sont des laits, des pommades, etc... qui visent à apaiser, éviter au maximum les démangeaisons, favoriser la cicatrisation.

Exemple du PAARDENDROGIST LAIT ANTI-DÉMANGEAISONS est un soin externe, il a historiquement été formulé pour viser les lésions de DERE, en combo avec le PAARDENDROGIST MIX ANTI-DÉMANGEAISONS D’ÉTÉ à donner dans la ration en cures.

Que contient le Paardendrogist Lait Anti-demangeaisons ?

  • Chlorhexidine : Très connue et très utilisée, « la chlorhexidine est un antiseptique à large spectre d'action. Elle possède des effets bactériostatiques ou bactéricides selon des facteurs tels que le pH ou la concentration. Elle est bactéricide à très faible concentration (0,05 %) et possède un effet rémanent et cumulatif. Son efficacité est diminuée en présence de matières organiques telles que le sang ou le sérum. Elle est utilisée essentiellement en tant qu'antiseptique cutané. » (Source Wikipédia) ;
  • Benzoate de Benzyle : acaricide (anti acariens) utilisé entre autres sur les agents de la gale (en médecine humaine surtout), les aoûtats, … ;
  • Aloe vera : Très connu maintenant, de plus en plus utilisé, pour ses nombreux bienfaits, émollient, adoucissant, vertus cicatrisantes, … ;
  • Calendula (ou Souci) huile essentielle : Le concurrent de l’Arnica, plus connue que le Calendula. Souvent utilisé en usage externe local (baume, pommades, huiles, …), le Calendula s’avère avoir des vertus cicatrisantes, nettoyantes, antiseptiques, anti-inflammatoires, … ;
  • Les effets conjugués des différents ingrédients (huiles essentielles de Calendula, de Lavandin, de Géranium, d’Eucalyptus, de Lemongrass, Aloe vera, extraits de plantain, anti-prurigineux, désinfectant, …) de ce produit visent à calmer le prurit, protéger la peau, l’apaiser, aider à la désinfection et la cicatrisation, repousser les insectes.

    Comment se présente le PAARDENDROGIST Lait anti-démangeaisons ?

    Présentée en flacon de 500 ml (480 ml plus précisément), avec une pompe doseuse permettant une bonne asepsie du produit. Sa texture est celle d’un lait, légère et pénétrante, à base d’eau donc non huileuse, d’un parfum très agréable, donc particulièrement confortable à utiliser.

    Comment utiliser le PAARDENDROGIST Lait anti-démangeaisons ?

    Utilisation : Pour usage externe

      Préparation de la zone : Toujours faire un soin externe sur une zone propre. Adapter l’hygiène à la zone, la base de la queue (= couard) sera plus sale que le plat de l’encolure par exemple. Donc savonnage ou shampoing doux pour ne pas irriter, rinçage soigneux, séchage en tamponnant (ne pas frotter pour ne pas irriter) avec linge propre. Il n’est pas obligatoire de répéter à chaque applications ce nettoyage, tout dépend de la propreté, ou non, de la zone de peau.
        Application du lait : Pomper la quantité nécessaire, appliquer, répartir, masser légèrement pour pénétration, attendre un peu que le lait ait pénétré avant de remettre le cheval au box ou au pré pour qu’il ne se roule pas immédiatement. Peut être appliqué sur zone encore légèrement humide puisque le produit est à base d’eau et non d’huile.
          Fréquence : Minimum matin et soir en phase de démangeaisons, ou uniquement le soir, ou 2 à 3 fois par semaine, selon le comportement du cheval et l’état de sa peau et ses crins
            Précautions d’emploi : Usage externe uniquement Eviter tout contact avec les yeux et les muqueuses Formulé pour les équidés, tenir hors de portée des enfants, conserver dans un endroit sec et frais, conserver dans l’emballage d’origine bien fermé
              Contrôle antidoping : Ne contient pas de substances positives au contrôle anti doping

                2. Par voie orale, dans la ration De nombreux produits existent. Le plus souvent des mélanges de plantes ou des plantes pures. Les visées sont identiques. Exemple du Paardendrogist Mix Anti-démangeaisons d'été

                Que contient le PAARDENDROGIST MIX ANTI-DÉMANGEAISONS D’ÉTÉ ?

                Les ingrédients principaux et leurs rôles respectifs sont les suivants :

                • Ortie :C’est la partie aérienne de l’Ortie (Urtica dioica) qui est utilisée. La composition de l’Ortie est très riche, on note en particulier :
                • Minéraux et Oligo-éléments, dont Silice, Calcium, Potassium, Fer, … ;
                • Vitamines, dont Vitamine C (très importante dans l’immunité) ;
                • Acides aminés : composants des protéines ;
                • Flavonoïdes : composés biologiquement les plus actifs parmi les polyphénols comme antioxydants (donc effet anti-inflammation) ;
                • Parmi ses nombreux bienfaits, retenons surtout : soutien de l’appareil locomoteur et des reins (drainage urinaire).
                • Pissenlit : Le Pissenlit, ou Taraxacum officinale, de la famille des Astéracées, possède de nombreux bienfaits en phytothérapie. Il contient notamment : vitamines A, B, C et D, glycoside, calcium, sodium, potassium (4.5% dans la plante entière), silicium, fer, manganèse, soufre, inuline, huile essentielle, xanthophylle, acides gras, antioxydants, carotènes, bioflavonoïdes. Son utilisation, pure ou en mélange, vise chez les chevaux le soutien des organes d’élimination majeurs : foie et reins, hépato protecteur et diurétique (son taux de Potassium participe à la production d’urine). Il stimule la production de bile (cholagogue) par le foie, les chevaux n’ayant pas de vésicule biliaire, donc apporte un soutien à la digestion. Il a également un effet orexigène (stimulation de l’appétit), et laxatif doux.
                • Racine de graminées (Rhizoma graminis) : Les graminées sont la 5ème famille de plantes à fleurs. Vous en connaissez beaucoup, blé, sorgho, céréales diverses. Leur système racinaire est important, dont les rhizomes souterrains qui leur permettent de s’étendre. Dans ces rhizomes ils accumulent entre autres des fructanes qui sont des prébiotiques, donc un rôle bénéfique sur la flore intestinale donc un bénéfice sur le système immunitaire.
                • Ail (20 %) : L’Ail (famille des Alliacées) est considéré, à tort ou à raison, comme une panacée universelle depuis des siècles. Chez les chevaux ses vertus supposées sont axées sur l’état général, l’immunité, ses effets antiseptiques, ses effets antiparasitaires. Il n’est néanmoins pas dénué de risques, et son usage doit être précautionneux, tant sur la dose que sur la durée.
                • Mise au point sur l’Ail pour sa réputation présumée d’ « antiparasitaire »

                  Parasites externes :

                  Oui, parfois, aux doses recommandées, l’Ail peut avoir un effet répulsif sur les parasites externes. C’est ce qui nous intéresse ici.

                  Parasites internes :

                  Non, aux doses recommandées, l’Ail n’est pas un vermifuge. De nombreuses études cliniques sérieuses l’ont prouvé. L’Ail peut tuer des vers, mais à des doses qui seraient alors toxiques pour le cheval. Pour un plan de lutte raisonné contre les parasites digestifs du cheval, qui sont nombreux et responsables de graves dégâts, adressez-vous à votre vétérinaire. Il vous indiquera comment agir sur votre cheval (rupture des cycles internes) et sur l’environnement (rupture des cycles externes). Les vermifuges sont des médicaments qui ne peuvent être délivrés que sur prescription du vétérinaire qui suit votre cheval.

                  Comment utiliser le PAARDENDROGIST MIX ANTI-DÉMANGEAISONS D’ÉTÉ ?

                  Administration :

                  • Dans la ration.

                  Dose :

                  • Cheval de 500 kg : 15 à 30 grammes par jour (1 à 2 dosettes) ;
                  • Poney de 250 kg : diviser la dose par deux.

                  Durée :

                  • Donner 10 jours par mois en continu ;
                  • Peut être donné de cette façon toute la période de la dermite estivale ;
                  • Dose, durée, fréquence, peuvent être modifiées sur avis vétérinaire.

                  Présence d’Ail :

                  Une dose de 30 grammes de mélange apporte 6 grammes d’ail.

                  Ne pas dépasser 20 g d’ail pur par jour pour un cheval de 500 kg, donc pas de risque ici.

                  Quantité / Calcul :

                  À raison de 10 jours par mois à une dose de 30 g par jour, 1 kg couvre un peu plus de 3 mois.

                  Précautions d’emploi :

                  • Juments gestantes : sur avis vétérinaire ;
                  • Formulé pour les équidés, tenir hors de portée des enfants, conserver dans un endroit sec et frais, à l’abri de la lumière, conserver dans l’emballage d’origine bien fermé ;
                  • Contrôle antidoping : arrêter 3 jours avant une compétition officielle (*).

                  (*)Comme dans de nombreux produits naturels, il peut persister des traces de molécules présentes dans l’environnement et recherchées au contrôle antidoping.

                  En conclusion, première mesure = éviter de les mettre en extérieur au lever du jour et à la fin du jour.

                  Le petit conseil en plus : complémenter en omégas 3 et 6 (Paardendrogist Pur Huile de Lin ou Paardendrogist Huiles Omégas Gold) qui soutiennent la qualité de la peau.

                  Découvrez d'autres articles sur les problèmes de peau des chevaux :

                  *"La dermite estivale", article rédigé par Marie Delerue et Laetitia Le Masne, source du site equipedia.ifce.fr