Sevrage chiot chaton
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Le sevrage des chiots et des chatons est une étape primordiale dans leur développement marquée par :
Le sevrage peut être l’occasion de révéler certaines tares congénitales masquées par l’état de dépendance vis-à-vis des chattes et des chiennes allaitantes.
Les difficultés de la période de sevrage sont souvent aggravées par l’homme qui, le plus souvent pour des raisons commerciales, réalise un sevrage brutal accompagné d’un changement complet du mode de vie.
REVELATION DE CERTAINES TARES CONGENITALES :
Certaines tares congénitales peuvent se révéler au moment du sevrage :
Pendant les trois premières semaines de la vie du jeune, l’allaitement maternel couvre entièrement les besoins alimentaires. Vers la troisième semaine, la production maternelle de lait plafonne et les chiots et chatons, à l’appétit féroce, ont alors besoin d’un complément alimentaire. Lorsque le sevrage est trop brutal, le tube digestif n’est pas adaptée au nouveau régime alimentaire (flore digestive, enzymes).
Il en découle des problèmes digestifs chez les chiots et les chatons comme des diarrhées, vomissements, fermentations intestinales, ballonnements. On peut parfois également observer des ostéopathies de carence ou de déséquilibre de la ration (rachitisme, ostéofibrose), des troubles cutanés et un arrêt du développement musculaire.
Une infestation parasitaire des chiots et des chatons peut être responsable de diarrhées et d’un état de malnutrition au moment du sevrage.
Le sevrage peut coïncider avec la disparition des anticorps colostraux chez des chiots et des chatons dont le système immunitaire n’est pas capable de se protéger contre certaines maladies virales (parvovirose, maladie de carré, toux de chenil, typhus et coryza du chat …).
La période de sociabilisation débute à la 3eme ou 4eme semaine pour se poursuivre jusqu’à la 12eme semaine. Si cette sociabilisation est insuffisante (contacts humains trop rares) ou trop tardive, de graves troubles du comportement qui en résultent peuvent compromettre les rapports entre l’homme et le chien : peur en promenade, aboiements intempestifs, hyperréactivité aux bruits, recherche d’attention, comportement possessif vis-à-vis des jouets ou de la nourriture, destructions, morsures au cours du jeu …
Le premier environnement des chiots et chatons a une importante décisive sur leur équilibre ultérieur. Il est donc nettement préférable qu’ils restent au contact de leur mère dont la présence les rassure pour affronter les stimuli qu’ils seront amenés à rencontrer par la suite.