La coprophagie (de copro = selles et de phage = manger) est le fait de manger ses excréments, en l’occurrence les matières fécales. La coprophagie est souvent observée chez le chien, rarissime chez le chat, mais c’est plutôt un pratique observée de façon classique chez les insectes.
Par exemple, pour un chien ou un chat, c’est une pratique maternelle normale et nécessaire pour la mère qui stimule et avale ce que le jeune émet, jusqu’à ce qu’il puisse se débrouiller seul (vers l’âge de trois semaines). Le jeune chiot a donc tendance à la pratiquer lui aussi, comme le fait sa mère. Cette pratique disparaît normalement aux alentours de la puberté.
En revanche, chez certaines espèces de rongeurs (lapins, chinchilla…) la coprophagie est vitale car le fait de réingèrer leurs caecotrophes (= les selles émises en fin de nuit ou le matin) leur permet en effet une digestion en deux temps des apports nécessaires en protéines et vitamines. Pour eux, un premier passage de l’aliment dans le tube digestif ne suffit pas.
Enfin pour un chien, ingérer les selles d’autres espèces, comme celles du chat par exemple peut être considéré comme « normal » car il semble que cela présente un attrait gustatif irrésistible.
En dehors des cas cités ci-dessus, ingérer des selles est une pratique anormale et considérée comme un trouble. Chez le carnivore adulte, elle est le signe d’un souci médical ou comportemental.
La coprophagie peut être le signe de troubles de l’assimilation :
Enfin, elle peut être le signe de carences alimentaires sévères, et chez l’homme une étude récente parle également de dégénérescence cérébrale (atrophie du lobe temporale médian).
Le traitement en cas de cause médicale:
Dans ce cas, l’on commence par vérifier la qualité de la ration alimentaire puis, si elle convient on recherche les autres causes de coprophagie et on leur applique le traitement correspondant.
Le traitement en cas de coprophagie « comportementale » :
Il consiste à faire disparaître sa cause, c’est-à-dire gérer l’hyperactivité, diminuer les effets du vieillissement, ou encore travailler l’anxiété liée à la séparation…
Il ne faut pas se précipiter pour empêcher un chien de manger ses selles, car en plus de la cause identifiée, un chien peut comprendre que cela sert également à communiquer ou à obtenir de l’attention, ce qui lui donnerait une raison de continuer…